Si l’erreur technique d’Henri
Bedimo coûte un but et la défaite au RC Lens à Toulouse, il
convient aussi de souligner l’inefficacité offensive des
attaquants lensois. Pour la dixième fois en vingt-six matches de
L1, les hommes de Jean-Guy Wallemme n’ont su trouver
l’ouverture. C’est ce qu’appelle Gervais Martel
« le mal chronique de Lens ». Avec vingt-cinq
buts inscrits en championnat, les Sang et Or n’atteignent
même pas la moyenne d’un but par match. A l’extérieur,
la statistique est tout aussi criarde puisque seuls Boulogne,
Grenoble et Sochaux ont fait moins bien que les huit réalisations
lensoises.
Si Jean-Guy Wallemme rappelle régulièrement que
l’efficacité offensive « ne tient pas à un système
mais à son animation », on peut en revanche se demander,
si ce n’est pas une question d’hommes. Car Lens se crée
des opportunités mais ne les concrétise pas. Nombreux sont les
exemples depuis août dernier et les points perdus sur des occasions
franches non converties. Certes avec dix buteurs différents depuis
le début de saison, le Racing sait que n’importe lequel de
ses joueurs peut amener le danger sur les cages adverses. Mais au
niveau des attaquants, aucun ne se détache par son réalisme, aucun
ne dépassent les cinq réalisations.
Pas de véritable
buteur
Dans ces conditions, les pointes lensoises se
trouvent dans le viseur. Capable d’exploits individuels comme
son rush à Grenoble, Eduardo peut aussi se montrer totalement
transparent comme à Lyon ou Toulouse. De son côté, Toifilou
Maoulida, malgré ses douze buts l’an passé en Ligue 2, semble
plus alerte pour communiquer face à la presse que pour
s’exprimer balle au pied sur les terrains
d’entraînement où Jean-Guy Wallemme n’a cessé de
répéter à une période : « Il doit faire
plus ». Enfin, bien qu’il soit l’homme en
forme du moment, Issam Jemaâ souffre de son
irrégularité.
Enfin, même s’il ne se trouve pas sur le
terrain pour marquer, Jean-Guy Wallemme possède aussi une part de
responsabilité avec ses choix. Plus d’une fois, Eduardo a par
exemple lâché que jouer en pointe ne lui permettait pas de
s’exprimer pleinement. Et pourtant, il est toujours aligné
dans ce rôle… Ce n’est donc pas une nouveauté mais le
RC Lens évolue sans véritable buteur. Bien entendu, mettre le
projet collectif entre les mains d’un buteur patenté
représente un danger mais posséder ce type de joueur,
lorsqu’il se met au service de l’équipe, permet de voir
plus haut ou d’afficher des certitudes. Jamais Marseille ne
s’est plaint des buts de JPP ou Paris de ceux de Pauleta.
Voilà un beau chantier pour la saison prochaine.
Je suis tout à fait d'accord avec ce reportage
de Sylvain Créïs réalisé pour Lensois.com.
D'ailleurs, la dernière fois que Lens en a
possésé un de ce calibre (Drojnak) il a été champion (sans faire
offense à Cousin qui était pas mal non plus). Un buteur qui sais
jouer collectif est forcément un plus pour une
équipe.
Je reste persuadé qu'Eduardo sur un côté avec
Maoulida en pointe est la meilleure solution, à condition que l'on
face confiance afin qu'il retrouve le moral.
La saison prochaine, il sera trop tard car il
partira. Trouver un joueur sans un sous est bien évidemment
impossible sauf si l'on tombe sur un inconnu qui se révèle être un
tueur.
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