Comment avez-vous digérer cette défaite à Nancy ?
Dans la semaine, on s’est expliqué. On a essayé de trouver les causes, même si je vous avais déjà dit après le match que cela nous pendait au nez en raison de l’énergie et de l’influx nerveux dépensés contre Saint-Etienne... On a produit quarante-cinq minutes intéressantes où, encore une fois, on aurait pu mener au score, et on prend un but juste avant la pause, suivi d’un deuxième. On a nous-mêmes tué notre match sur les cinq dernières minutes de la première mi-temps. Derrière, on n’a pas le droit de lâcher mais on n’a pas eu la maîtrise nerveuse pour y parvenir… Ce qui est dommage, ce sont tous ces points que l’on ne prend pas que ce soit ici face à Sochaux ou Paris, mais aussi à l’extérieur. Là, c’est une claque au niveau du score mais, au niveau comptable, cela reste trois points de perdus… Encore une fois, cela se joue sur des faits de match. Si l’on marque les premiers, peut-être auraient-ils replongé dans la psychose de ne pas gagner à la maison pendant que nous, on se serait libérés... Ce sont deux fautes individuelles qui nous ont été préjudiciables.
Pour se remettre sur les rails, un déplacement à Marseille n’est peut-être pas l’idéal ?
Si l’on recevait Grenoble, ce serait la même chose. Je ne pense pas que ce soit plus mal d’aller là-bas. On a tout à gagner sur ce match... Il ne faut pas effacer le match de Nancy. Il faut au contraire s’en servir, et se dire qu’il nous reste au maximum dix matchs. Il faut se fixer un objectif en championnat comme en coupe… Et puis, comme je l’ai déjà dit, le fait que, pour la plupart, ils aient depuis très longtemps des objectifs à atteindre comme la remontée ou le maintien, cela finit par peser sur les têtes… Espérons que ce ne soit qu’un accident.
Le contexte risque de ne pas vous aider. On pense notamment à cette coupe de la Ligue remportée par Marseille qui va vouloir fêter cela avec ses supporters ?
A l’inverse, il peut y avoir aussi un relâchement... Mais bon, nous, on n'attend rien des adversaires. On espère déjà être nous-mêmes, retrouver certaines choses avant de nous préoccuper de Marseille. Après, on sait que c’est une belle équipe. Il y a un gros effectif. Ils pourront donc éventuellement mettre du sang frais.
Vous comptez vous fixer des objectifs en championnat. Pensez-vous que cela soit si clair dans l’esprit des joueurs ?
Si ça ne l’est pas, je vais le leur inculquer [sourires]… Le championnat reste important. On reste à douze ou treize points des relégables. Les autres ne gagnent pas derrière. Mais ce n’est pas une finalité en soi. Il faut garder en ligne de mire le fait que plus haut on finira, mieux ce sera pour le groupe.
Comment va Vedran après cette lourde défaite ?
Il l’a vécu comme l’année dernière à Brest. Maintenant, comme on lui a dit, c’est une faillite collective. Ce sont des choses qui ne font pas plaisir du tout mais il fait partie d’un collectif. Il nous a déjà sauvés dans plusieurs situations. On ne va pas non plus le stigmatiser pour ce match.
Comment avez-vous trouvé vos joueurs, cette semaine ?
Déçus… Pas abattus. C’est bien qu’ils aient conscience de leur prestation sans tomber dans l’excès de certaines analyses. Certains ont dit qu’on était passés pour des clowns, pour des pitres… Après, c’est bien de constater les choses mais il faut les actes qui vont avec.
Il y a longtemps que l’équipe n’avait pas sombré comme cela…
Oui. Je pense qu’à ce point-là, lors de la seconde mi-temps, ce n’est jamais arrivé cette saison… Maintenant, c’est le genre de choses qui peut arriver chaque année. Ce n’est pas dramatique… mais c’est vrai que si l’on pouvait l’éviter, ce serait mieux [sourires].
Un accident, ok, mais les joueurs n'avaient pas le droit de laisser filer le match après le 3éme but. Ils se doivent de réagir.














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